Extrait du Cours du Système
Pelman
La
Facilité d'Élocution
Par quels moyens chacun peut-il
développer, dans le sens dont il est question, ses
dispositions naturelles?
IMAGINONS
un homme qui s'éveille, un
matin, avec une forte fièvre. S'il se borne,
pour tout remède à la faire tomber par des
cachets de quinine, que dirons-nous de lui ?
Qu'il est peu raisonnable. La
fièvre, pensons-nous, a des causes générales
: elle est souvent le signe de désordres
plus graves, d'une maladie précise, exigeant, pour être guérie,
un traitement et un régime.
On ne supprime l'effet
qu'en supprimant les causes : le
malade a bien fait d'user de la quinine, spécifique de la
fièvre, mais il a eu grand tort, négligeant les avis d'un
médecin, de n'employer rien
d'autre que ce palliatif.
Beaucoup de nos étudiants
commettent la même erreur : dès le début du Cours, ils
s'adressent à nous :
Indiquez-nous;
disent-ils, un moyen
efficace pour développer en nous la
faculté de l'expression,
l'aisance du discours, le sens
des réparties. »
Ils veulent une méthode qui leur
procure, sans entraînement l'ensemble des qualités que
représentent ces trois mots :
facilité d'élocution. C'est avoir trop peu
réfléchi.
Autant nous demander, pour la
fièvre, des cachets de quinine. Et qu'on soit
rassuré : nous les donnerons
aussi.
À la fin de cet article, nous
indiquerons par quels moyens chacun peut
développer, dans le sens dont il est question,
ses dispositions naturelles.
Mais il importe de songer qu'à
tout défaut d'élocution il est, comme à la fièvre, des causes
générales et qui n'ont rien de mystérieux, puisqu'elles sont
tout simplement quelques-uns des facteurs
d'inefficience mentale signalés dans
le Cours.
Ainsi, en travaillant au
développement complet de sa personnalité, en réalisant l'unité
et l'harmonie de son esprit, chacun
peut être sûr qu'il améliore, par cet effort, sa faculté
d'élocution.
Et la preuve est facile.
Voici une liste de défauts que
le Cours cherche à corriger.
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